Brûler du bois, se chauffer au bois, ça peut polluer ? Oui, voici une vidéo très instructive du conseil général de Savoie avec de nombreux conseils.

Les fumées de chaudières à bois et cheminées peuvent créer une pollution aux particules fines, surtout en période de grand froid. Notre reportage se passe en Savoie, mais nous pourrions transposer ces faits dans de nombreuses régions françaises du nord de la Loire, par exemple. Le bois est la première énergie renouvelable de France mais une mauvaise utilisation du bois de chauffage conduit à une telle pollution de l’air.

Voici quelques conseils pour se chauffer au bois

Disposer d’une cheminée performante avec un matériel labellisé, au rendement optimal et économe en bois, aux alentours de 85%, comparé à un insert qui n’arrive qu’à 15%. Un tel poêle ne fonctionne qu’une fois par jour puis restitue sa chaleur le reste du temps.

Du bois de qualité. Il faut un bois le plus sec possible, correctement entreposé pour sécher. Un bois humide diminue le rendement et augmente les émissions polluantes. Stocké dans un garage non aéré, le bois de chauffage va se gorger d’humidité. Il doit être d’abord fendu et disposé en pile et croisé, stocké à l’air et couvert par exemple de tôle mais surtout pas de bâches. Il faut aussi faire preuve de prévision et de patience. Idéalement le bois devra être stocké pendant deux ans.

Diviser par 100 l’émission de particules fines

Avec ces conseils, non seulement l’on réduit la pollution, mais l’on obtient un meilleur rendement du bois qui va chauffer ainsi plus de personnes, sans compter l’aspect économique de la chose et la filière bois qui doit monter en qualité grâce au respect de labels. Se chauffer au bois, c’est bien. Mais bien se chauffer au bois, c’est mieux !