Aucun projet sérieux d’installation d’un équipement de chauffage central au bois ou de tout autre type (fioul, gaz, électrique) ne devrait être entrepris sans une étude préalable de l’efficience énergétique globale : isolation, rendement du bois, efficacité énergétique du matériel de chauffage et coûts du combustible. Afin de tirer profit des nombreux avantages du chauffage au bois, voici les deux notions à ne pas perdre de vue, à savoir l’autonomie et le rendement de la chaudière ou de l’appareil indépendant (poêle, insert) à installer.

L’autonomie

Il s’agit de la durée pendant laquelle une chaudière peut fonctionner sans intervention extérieure pour un nouvel apport de combustible.

Dans le cas des chaudières à bûches, l’autonomie est fonction du volume de la réserve à bois, qui conditionne le nombre de chargements effectué chaque jour par l’usager. Suivant les marques et modèles, elle peut varier pour les chaudières turbo-bois de 4 à 8 heures à puissance nominale.

Pour les chaudières à alimentation automatique, l’autonomie dépend de la capacité du silo de stockage. Afin d’éviter des volumes de stockage trop importants sur le lieu de la chaufferie, l’autonomie est généralement limitée à quatre ou cinq jours au maximum.

Le rendement du bois

L’énergie utile

Cette notion correspond, dans son acception la plus stricte, à l’énergie dont dispose l’utilisateur final après la dernière conversion par ses propres appareils (radiateurs par exemple). Le rendement global de l’installation et l’ensemble des pertes sont alors pris en compte.

Dans la pratique des énergéticiens, on admet que l’énergie utile peut également désigner :

  • soit l’énergie  »sortie chaudière » (consommation x rendement de production) ;
  • soit, dans le cas de réseaux de chaleur, l’énergie  »rendue sous-station » : (consommation x rendement de production x rendement de distribution primaire).

Résumé et notes : chargement, volume de la réserve à bois, énergie « rendue sous-station« , énergie sortie chaudière, pertes, rendement de l’installation, rendement de production.

Le rendement de combustion

Valeur instantanée du rapport entre l’énergie entrante (combustible) et l’énergie utile récupérée (sortie échangeur de la chaudière). Le rendement de combustion est calculé à partir de l’évaluation des pertes calorifiques, mesurées essentiellement par l’analyseur de fumées.

Ces pertes correspondent à :

  • la chaleur contenue dans les fumées (mesure de la température de fumées et du taux d’O2) ;
  • les imbrûlés gazeux (taux de CO) ;
  • le rayonnement (température des parois de la chaudière);
  • les imbrûlés solides (taux de cendres).

Le rendement de combustion est à distinguer du rendement global d’exploitation (mesuré à partir de compteurs à calories), qui intègre les temps d’arrêt de fonctionnement de la chaudière et les pertes de distribution.

Résumé et notes : énergie entrante, imbrûlés, pertes calorifiques, rayonnement, température des fumées.

Le rendement global

Notion qui intègre, outre le rendement de combustion, les perturbations du fonctionnement de la chaudière liées aux arrêts/démarrages et les pertes de distribution dans le cas des réseaux. Le rendement global, appelé également rendement d’utilisation (ou d’exploitation), est mesuré par le compteur à calories.

Il prend en compte :

  1. le rendement de la chaudière donné par le fabricant ; dans le cas des chaudières à condensation, il peut être supérieur au PCI du combustible ;
  2. le rendement en période d’arrêt de la combustion (pertes par rayonnement des parois de la chaudière pendant le refroidissement du foyer) ; ces pertes sont comparées aux pertes par rayonnement en fonctionnement continu ;
  3. le rendement de distribution, qui varie selon le calorifugeage et le type de pose des canalisations.

En pratique, le rendement global d’exploitation est déterminé par mesure de l’énergie délivrée et comparaison de celle-ci à l’énergie entrée chaudière.

Résumé et notes : pertes de distribution, pertes par rayonnement, rendement d’exploitation, rendement d’utilisation, rendement de distribution.

Utiliser un compteur à calories

Appareil de mesure également désigné sous le nom de compteur d’énergie thermique. Ce matériel précis mais coûteux est surtout utilisé en chaufferie ou en sous-station.

Les compteurs à calories sont constitués par :

  • un dispositif de mesure du débit d’eau (compteur volumétrique ou organe déprimogène) ;
  • deux sondes déterminant la température d’eau à l’entrée et à la sortie du dispositif ;
  • un organe de comptage intégrant les données précédentes.

Il existe également d’autres appareils (compteurs-répartiteurs ou évaporateurs-répartiteurs), visant la répartition des frais de chauffage entre les logements desservis par une même source d’énergie.

Ces différents appareils font l’objet d’une réglementation concernant les conditions de construction, d’installation et de contrôle, leurs caractéristiques techniques et la répartition des frais de chauffage dans les bâtiments collectifs.

Résumé et notes : bâtiments collectifs, compteur d’énergie thermique, mesure du débit d’eau, répartiteurs, répartition des frais de chauffage.

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